Le Jeep Grand Cherokee 2026 : du luxe au cœur paresseux

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Les apparences vous mentent. Le Jeep Grand Cherokee Summit arbore un beau visage et un habitacle drapé de cuir et de bois qui crie haut de gamme. Mais il y a un piège sous le capot, et sur le trottoir, l’éclat s’estompe.

Car and Driver l’a fait faire un tour. Ce qu’ils ont trouvé, c’est un véhicule doté d’un nouveau moteur et d’une qualité de conduite un peu… maladroite.

Le nouveau battement de coeur

Oubliez le V-3,6 litres qui persiste encore sur les versions moins chères. La véritable histoire pour 2026 est l’Hurricane 4 Turbo. Un quatre cylindres en ligne turbocompressé de 2,0 litres qui équipe les modèles haut de gamme. Elle emprunte sa lignée aux Alfa Romeos et aux Wranglers, mais ce n’est pas seulement un modèle de seconde main. C’est une technologie sophistiquée enveloppée dans un boîtier compact.

On parle de deux injecteurs par cylindre. Port et direct. Deux bougies d’allumage. Un turbocompresseur à géométrie variable. Et puis il y a le système d’allumage à préchambre, la même technologie qui a allumé le feu dans la Maserati MC230. Jeep voulait une combustion complète. Ils voulaient plus de puissance sans tuer le MPG.

Tout ce théâtre d’ingénierie n’est que Jeep essayant de gagner en puissance et d’économiser de l’essence.

L’idée est solide. L’exécution ? Un peu lourd.

Percutant jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas

Le moteur a de la personnalité. Une fois que le turbo tourne, c’est percutant. Mais il faut l’attendre.

L’ouragan a besoin d’un sérieux coup de pouce. La pression maximale atteint 34,8 psi. Créer cette pression prend du temps. Pendant que l’ordinateur poursuit l’air, la carrosserie de la Jeep, pesant 4 881 livres, semble absolument énorme. Le petit moteur à quatre cylindres donne l’impression de tirer une remorque juste pour faire bouger l’aiguille.

Il atteint 60 mph en 6,3 secondes. C’est 1,1 seconde plus rapide que la version V-6. Sur le papier, ça a l’air rapide. Mais le monde réel raconte une autre histoire. À partir d’une vitesse roulante de cinq milles à l’heure ? Cela a pris 7,6 secondes. C’est exactement ce que ressent le moteur dans la circulation. Décalage. Hésitation. Effort.

Il y a cependant une victoire pour le portefeuille. Le 2,0 litres consommait 26 mpg sur une course régulière de 75 mph. Le V-6 en a obtenu 22. Quatre miles par gallon, ce n’est pas rien. Est-ce suffisant pour justifier le turbo lag ?

Stores intérieurs Les Sens

Une fois que vous laissez derrière vous les difficultés d’accélération et que vous vous engagez sur l’autoroute, l’habitacle devient un sanctuaire. L’intérieur est magnifique. Les sièges massent votre dos pour vous soumettre. La chaîne stéréo McIntoshi à 19 haut-parleurs remplit l’espace d’un son si net que vous pourriez oublier que vous êtes dans un SUV de taille moyenne.

Ne touchez à rien. Surtout pas les commandes de climatisation. Ils sont haptiques. Cela signifie qu’ils s’appuient sur des vibrations et une fausse résistance. Utilisez-les et vous développerez un fétichisme de la frustration. C’est tout simplement mauvais.

Essayez simplement d’éviter d’utiliser les commandes de climatisation rauques, à moins que vous n’aimiez être ennuyé par une technologie qui devrait être simple.

La voiture se comporte étonnamment bien pour son empreinte au sol. La direction semble connectée. Mais ensuite vous heurtez un nid-de-poule.

Le Summit est équipé de roues massives de 21 pouces. Les ressorts pneumatiques fermes ne pardonnent pas les imperfections de la route. Vous ressentez chaque fissure, chaque creux, chaque débris. Les freins aggravent l’irritation, s’agrippant de manière imprévisible dans les embouteillages.

Aide au conducteur sans confiance

L’assistance mains libres de Jeep est optionnelle sur le modèle Summit. Vous obtenez la technologie, mais vous n’obtenez pas nécessairement la confiance. Cela fonctionne, bien sûr. Mais dans les virages ? Il hésite. Il remet en question la géométrie de la route. Comparé à la confiance douce des systèmes de GM, Ford ou Tesla, celui-ci semble nerveux. Vous vous retrouvez les mains flottantes près du volant, attendant que le conducteur fantôme fasse une erreur.

Le verdict

Au prix testé de 66 587 $, vous payez pour l’insigne, le bois, le cuir et le McIntosh. Le moteur a du mal à justifier la prime de performance, exigeant trop d’efforts de la part du conducteur pour se sentir vraiment puissant.

Vous l’achetez parce que cela ressemble à un succès. Vous le conduisez parce qu’il peut accueillir cinq personnes et qu’il est beau sur les photos. Vous ignorez le décalage du turbo et la conduite raide parce que les sièges massants vous permettent de vous sentir mieux. Il s’agit d’un véhicule familial bien équipé qui veut devenir un SUV performant, mais qui n’a pas encore bien compris la transition.