Venturi Eclectic : la voiture solaire-électrique qui ne peut pas battre vos déplacements

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Le Venturi Eclectic ressemble à l’intrigue d’un thriller techno bon marché. Un véhicule qui s’alimente grâce au soleil et au vent. Pas de gaz. Pas de diesel. Juste de l’énergie brute et renouvelable. Vous pouvez imaginer des espions et des gouvernements se disputant les plans. Vous pouvez également imaginer les compagnies pétrolières priant pour que cela n’arrive jamais sur la chaîne de montage. Une voiture qui n’a pas besoin de pétrole change tout le paysage géopolitique. Il nécessite moins d’entretien. Cela dure plus longtemps. C’est révolutionnaire.

C’est du moins ce que vous penseriez.

Les constructeurs automobiles conventionnels peuvent dormir sur leurs deux oreilles. L’Eclectic, construit par la petite société monégasque Venturi, ne constitue pas une menace immédiate pour les géants pétroliers. C’est une nouveauté. Un aperçu. Pas une révolution.

Le design est aussi excentrique que son groupe motopropulseur. Forme carrée. Quatre roues maigres. Cela ressemble à une calèche de 1910 perdue alors qu’elle se rendait à une convention cyberpunk. Le toit est recouvert de cellules photovoltaïques pour capter la lumière du soleil. Il y a aussi une éolienne amovible que vous pouvez fixer si la brise coopère. C’est vert. Très vert.

Mais regardons les affirmations. Venturi qualifie l’Eclectic de « autonome solaire-électrique ». C’est un titre audacieux pour une voiture qui doit encore être branchée sur une prise murale. Parce que le soleil ne brille pas la nuit. Le vent ne souffle pas dans l’air calme. L’énergie renouvelable est intermittente. L’Eclectic a besoin d’une batterie. Et cette batterie doit être rechargée à partir du réseau.

Ce n’est pas la première voiture solaire. Ce n’est que le premier produit en masse. La plupart des autres sont des concept-cars ou des prototypes. L’éclectique est réel. C’est aussi limité. Vitesse maximale ? 30 mph. Gamme? 30 milles. C’est ça.

Pour les navetteurs urbains, cette autonomie pourrait être suffisante. Pour tous ceux qui souhaitent se rendre sur la côte en voiture pour le week-end ? Aucune chance. Mais les écologistes l’adorent. Ils sont enthousiasmés par la réduction des émissions. Ils sont prêts pour l’avenir.

Nous aborderons ensuite la philosophie du design. Ensuite, nous ouvrirons le capot.

La logique derrière le design original

Venturi explique clairement pourquoi ils ont construit cette chose. Géopolitique. Effondrement environnemental. Flambée des prix du gaz. Changement climatique. L’entreprise affirme que le monde est au bord du chaos, en raison de la pénurie d’énergie. Ils ne prétendent pas avoir résolu la production d’énergie. Mais ils pensent que nous devons réduire notre consommation. Rapide.

L’Éclectique est leur réponse. Il est conçu pour la conduite urbaine quotidienne. Rien de plus. Rien de moins.

Entrez et vous remarquerez la disposition. C’est ouvert. Aéré. Rétro. Les contours carrés lui confèrent un charme boxy. Il n’y a pas de portes en standard, mais vous pouvez les commander. C’est minimaliste. Fonctionnel.

C’est dans les sièges que ça devient étrange. Le conducteur est assis au milieu. Devant et centre. Comme un kart. Les deux passagers sont assis côte à côte à l’arrière. Ce n’est pas une configuration que l’on voit souvent dans les voitures de production modernes. Cela semble futuriste. Ou peut-être juste bizarre.

Le toit solaire est l’attraction principale. Il injecte de l’énergie dans la batterie. L’éolienne est un accessoire. Une belle touche. Mais ne vous attendez pas à pouvoir faire un voyage à travers le pays avec.

Nous examinerons ensuite les spécifications. Les chiffres sont… précis.

Comment se déplace le Venturi Eclectic

La logique derrière l’Éclectique est suffisamment simple pour plaire aux éco-conscients mais suffisamment complexe pour frustrer les traditionalistes. Venturi ne construit pas cela pour le gars qui veut brûler du caoutchouc (ou du caoutchouc et des gaz d’échappement) à un feu rouge. Cette voiture est destinée au conducteur connecté au réseau. L’idée est que si tout le monde branche son véhicule électrique lorsqu’il ne l’utilise pas, le stockage collectif d’énergie pourrait stabiliser l’approvisionnement électrique. Vous n’êtes pas seulement un consommateur ; vous faites partie de l’infrastructure.

Mais parlons de la façon dont cette chose se déroule réellement. Sous la carrosserie composite se trouve un châssis en aluminium qui pèse 400 kg (882 livres). La puissance provient d’un moteur électrique asynchrone refroidi par air de 11 kilowatts. Ce n’est pas une supercar, mais ce n’est pas non plus une voiturette de golf. Vous obtenez deux vitesses avant et deux vitesses arrière. C’est ça. Pas de logique de transmission complexe. Branchez et c’est parti.

L’électricité alimentant ce moteur provient d’une batterie au nickel-hydrure métallique (NiMH). La recharge ne nécessite pas de chargeur rapide DC propriétaire ni de passage dans une station spécialisée. Une prise électrique standard européenne et le chargeur intégré de 1,5 kilowatt effectuent le travail en cinq heures environ. C’est ça. Prise standard. Cinq heures.

Mise sous tension : l’énergie solaire, l’énergie éolienne et le réseau

Vous avez des options. Vous pouvez vous garer sous le soleil. Les panneaux du toit convertissent l’énergie solaire directement en électricité pour les batteries. Ou vous pouvez déployer l’éolienne de 400 watts en option. Ce n’est pas un jouet. Il comprend un ensemble de pales de ventilateur, un boîtier et un générateur pour transformer l’énergie éolienne cinétique en énergie utilisable. Si vous vivez dans une zone venteuse, cette turbine peut ajouter environ 15 kilomètres d’autonomie par jour.

Il s’agit d’un système à trois pouvoirs : réseau, soleil, vent.

À l’intérieur, l’esthétique est… distincte. Nous parlons de sièges en bois recouverts de tissu. Portes en tissu. Vous pouvez même obtenir une impression personnalisée sur ces portes en tissu si vous souhaitez que votre personnalité soit exposée. Il existe un kit WiFi pour accéder à Internet, un coffre verrouillé et des prises de courant de 220 volts et 12 volts. Il s’agit moins d’un véhicule que d’une salle mobile équipée d’un moteur.

Les chiffres ne mentent pas

Alors, que peut-on attendre de ce micro-véhicule électrique ? Les spécifications sont modestes par rapport aux mesures automobiles standard, mais elles racontent une histoire spécifique sur son cas d’utilisation prévu.

  • Vitesse maximale : Limitée électroniquement à 30 mph (48,3 km/h).
  • Autonomie : 30 miles (48,3 km) avec une charge complète.
  • Dimensions : 113 pouces de long (2 860 mm), 73 pouces de large (1 850 mm), avec une hauteur d’arceau de sécurité de 69 pouces (1 750 mm).
  • Poids : 882 lb (400 kg).

La vitesse restreinte et la portée limitée définissent le créneau. Ce n’est pas pour les tournées à travers le pays. C’est pour le dernier kilomètre. Il s’agit des déplacements urbains où la distance entre le domicile et le travail s’inscrit dans ce rayon de 30 milles. Le faible poids contribue à l’efficacité et le faible encombrement fait du stationnement un problème.

Perspectives du marché

Venturi parie sur un changement de comportement des consommateurs. Ils ciblent les personnes qui souhaitent réduire activement leur empreinte carbone. L’idée est que ces conducteurs se brancheront lorsqu’ils seront garés, réinjectant de l’énergie ou stabilisant la charge. C’est une vision de la voiture comme une centrale électrique stationnaire dotée de roues.

Reste à savoir si cette vision perdurera sur le marché réel. La technologie est là. La chimie de la batterie est éprouvée. Les modules complémentaires solaires et éoliens sont pratiques, bien que originaux. La question est de savoir si les acheteurs accepteront les limitations – le plafond de 30 mph, l’autonomie de 30 miles – ou s’ils seront influencés par l’éco-emplacement et l’intérieur unique et personnalisable.

Nous devrons attendre et voir comment les prix et la disponibilité évoluent. Mais pour l’instant, l’Eclectic appartient à une catégorie à part. Pas tout à fait une voiture. Pas tout à fait un scooter. Juste une box à roulettes très efficace, très silencieuse.

La réalité de l’achat d’un Venturi Eclectic

Vous en voulez un. Comment l’obtenez-vous ? Quels sont les dégâts sur votre portefeuille ?

Ce sont les deux questions brûlantes pour les passionnés de technologies vertes qui lorgnent sur le Venturi Eclectic. La réponse courte ? Bonne chance. La première série de 200 unités prototypes ? Disparu. Épuisé avant même que la plupart des gens sachent que le concept existait. Mais Venturi entendit la foule. La réponse fut si forte qu’ils pivotèrent.

Ils ne s’en tiennent pas seulement au concept-car sauvage. Ils construisent une version prête pour le consommateur. Cela ressemble moins à une expérience scientifique qu’à une voiture que vous gareriez réellement dans votre allée. C’est compact. C’est utilitaire. Considérez-la comme une Smart fortwo qui a appris à transporter des passagers et à exploiter le soleil. Trois sièges. Panneau solaire sur le toit. Un air de famille avec l’original, mais avec une ligne de toit qui ne défie pas la physique de manière aussi agressive.

Plans de tarification et de production

Voici le détail concret que vous attendiez. L’Eclectic, plus récent et plus pratique, devrait démarrer à environ 15 000 euros. Traduisez cela en dollars et vous obtenez environ 19 350 $.

Pas mal pour un véhicule zéro émission qui se recharge via des cellules photovoltaïques pendant que vous roulez.

Venturi prévoit de démarrer la production en octobre 2009. L’usine ? Une nouvelle usine d’assemblage près de Sablé-sur-Sarthe en France. Leur cible initiale ? 3 000 unités par an.

“Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont l’heure est venue.”

C’était Victor Hugo. C’est également une mesure intéressante pour l’industrie automobile à l’heure actuelle. Mais ne vous enthousiasmez pas trop pour ces 3 000 unités. L’économie mondiale ralentit. Le marché automobile européen en prend un coup dur. Ce chiffre de production est une projection et non une garantie. Si les prix du pétrole restent volatils et que la confiance des consommateurs baisse, Venturi pourrait devoir ajuster son volume. Personne ne peut deviner comment les acheteurs réagiront si le portefeuille se resserre et que la pompe à essence ne se resserre pas.

À qui est destinée cette voiture ?

Venturi n’attend pas seulement que des amateurs individuels les achètent. Ils ont une liste de marchés cibles qui va au-delà de l’acheteur typique de voitures écologiques.

  • Particuliers souhaitant une deuxième voiture pour leurs déplacements.
  • Ados avec leur permis, ayant besoin d’un apprenant sûr, lent et électrique.
  • Resorts et parcs industriels à la recherche de navettes internes.
  • Professionnels ayant besoin de petits véhicules utilitaires pour des visites de chantier.
  • Flottes d’entreprise essayant d’atteindre les objectifs de développement durable.
  • Flottes d’autopartage opérant dans les noyaux urbains denses.

Ils ciblent les endroits où l’anxiété liée à la distance n’a pas d’importance. La vitesse de pointe n’a aucune importance. Vous ne faites pas le cross-country éclectique. Vous l’emportez de l’appartement à l’épicerie. Vous le transportez du hall de l’hôtel au centre de conférence.

Vue d’ensemble

Pourquoi est-ce important ? En 2007, le magazine Time a désigné l’Eclectic comme l’une des meilleures inventions de l’année. Il figurait sur la même liste que l’iPhone. Cela en dit long sur le changement culturel qui s’opère actuellement. Nous sommes obsédés par la connectivité, mais nous sommes également terrifiés par l’environnement. The Eclectic tente de combler cet écart.

Conçu pour les environnements urbains, l’Eclectic pourrait être la clé pour débloquer des transports personnels propres dans des géants peuplés comme la Chine et l’Inde. Là où l’espace est restreint et la pollution épaisse, un petit véhicule électrique auto-rechargeable est une solution logique.

Est-ce économiquement viable ? Regardez ces dernières années. Les constructeurs automobiles qui ont ignoré la demande d’efficacité énergétique ont été écrasés. Ceux qui l’ont adopté ont survécu. L’Eclectic n’est pas qu’un gadget. Il y a fort à parier que les automobiles alimentées aux énergies renouvelables pourront enfin sortir du laboratoire et entrer dans le garage.

Pouvons-nous prédire l’avenir ? Non, le marché est instable. Les chaînes d’approvisionnement sont fragiles. Mais l’idée est là. La technologie est prête. La question n’est pas de savoir si des voitures comme l’Eclectic existeront. Il faudra que le monde cesse de prétendre que le gaz est infini.

C’est une idée dont le moment est venu. Que les comptes bancaires soient d’accord est une autre histoire.